Fusions acquisitions : hausse prévue après la crise ?

5 février 2026

En 2023, le volume mondial des fusions et acquisitions a chuté de près de 20 % par rapport à l’année précédente, atteignant son niveau le plus bas depuis une décennie. Pourtant, les principaux cabinets de conseil anticipent un net rebond pour 2025, stimulé par l’assouplissement des politiques monétaires et le retour de la liquidité sur les marchés.

Les investisseurs institutionnels et les fonds de private equity, dotés de réserves de capitaux considérables, se positionnent déjà sur de nouveaux fronts. Entre réformes réglementaires inédites et bouleversements dans les chaînes d’approvisionnement, le paysage pourrait basculer plus vite qu’on ne l’imagine, modifiant en profondeur la physionomie des opérations à venir.

Fusions-acquisitions en 2025 : un marché en pleine mutation

Le marché des fusions-acquisitions s’apprête à changer de tempo. Après la dégringolade de 2023, tombée sous la barre des 3 000 milliards de dollars de transactions conclues à l’international, 2025 redonne de la voix à l’optimisme. Les investisseurs réarment leurs stratégies. Les signaux s’accumulent : détente sur les obligations, politiques monétaires plus souples, liquidités de retour. On sent le marché prêt à bondir sur la prochaine opportunité.

Grands groupes et spécialistes du private equity avancent dans un univers remodelé. Les volumes d’opérations, après le décrochage, pourraient repartir de l’avant. Deux axes majeurs s’imposent : courir après les synergies industrielles et dénicher les innovations de rupture. La croissance externe récupère sa place centrale dans un contexte où rentabilité et mutation ne sont plus négociables.

Quelques tendances commencent à se démarquer de manière très nette :

  • La technologie et la santé attirent les regards, portées par des valorisations jugées alléchantes.
  • En Europe, la France se distingue avec un marché fusion-acquisition animé par la solidité de ses groupes nationaux.
  • Certains analystes avancent une reprise du volume des transactions globales jusqu’à 3 200 milliards de dollars si la dynamique se poursuit.

Dans cette nouvelle donne, la façon même de structurer les opérations M&A évolue. Les acteurs ne s’engagent plus que sur des opérations à forte valeur potentielle, quitte à faire moins mais mieux. Cette sélectivité accrue, exigeante, impose de nouveaux jeux de normes. Le mot d’ordre : grossir, consolider, rester agile lorsque les lignes du marché se déplacent.

Quels facteurs économiques et politiques influencent la reprise des opérations ?

L’évolution des fusions-acquisitions dépend avant tout du cadre économique et politique du moment. Les taux d’intérêt restent au cœur du dispositif. La période de crédit facile s’est envolée avec la montée orchestrée des taux par les banques centrales, mettant un sérieux coup de frein à bon nombre d’ambitions d’expansion. Chaque signal des responsables monétaires est ainsi scruté à la loupe. La banque centrale européenne, face à la pression, tempère sa communication : une baisse de 25 points de base a suffi à relancer l’espoir, mais personne ne crie victoire trop vite.

Sur le volet politique, la partie se corse encore. Les tensions commerciales, amplifiées par les manœuvres douanières aux États-Unis comme en Chine, obligent les entreprises à revoir leurs cartes. Les secousses observées durant la présidence Trump ont mis à nu la fragilité des grands équilibres. Les réglementations instables, surtout dans les secteurs jugés sensibles, entretiennent l’incertitude.

Voici les paramètres qui ont le plus de poids dans la période actuelle :

  • Un cadre légal stable encourage la relance des transactions.
  • Le début de normalisation des taux permet de réajuster les valorisations.
  • Les investisseurs oscillent, tentant d’équilibrer la peur d’une rechute financière avec l’envie de reprendre un rythme de croissance solide.

Depuis le début de l’année, les signaux restent contrastés. Même si le deuxième trimestre laisse entrevoir une petite reprise, la volatilité continue de dominer. Sur le terrain, les professionnels du secteur gardent la tête froide, vigilants et prêts à réajuster leur positionnement face à des évolutions géopolitiques et économiques rapides.

Quels facteurs majeurs et nouveaux acteurs façonnent le secteur M&A ?

Le secteur des fusions acquisitions change de visage et accélère sa mue. Les fonds de private equity occupent le devant de la scène, souvent plus audacieux que les industriels d’hier. Grâce à leurs réserves, ils multiplient les acquisitions ciblées, surtout dans la santé, la tech et les énergies propres. Leur mode opératoire ? Aller vite, optimiser chaque opération, ne pas hésiter à revendre rapidement. Ces fonds ont bouleversé les usages du secteur, instaurant une nouvelle norme.

Le numérique pèse de plus en plus lourd. L’intelligence artificielle redéfinit les règles, autant pour évaluer les actifs que pour anticiper les risques. Les plus grosses transactions gravitent autour de grands acteurs technologiques, à l’image des investissements massifs réalisés dans l’IA, comme chez OpenAI. La frontière entre tech et industrie devient de jour en jour plus poreuse.

Voici les dynamiques spécifiques qui émergent dans cette nouvelle configuration :

  • La montée en puissance des fonds souverains et family offices redessine le périmètre du secteur.
  • Les critères de synergie technologique dictent désormais les grandes opérations.
  • La répartition par secteur se disperse : la finance traditionnelle cède des parts au profit des segments innovants.

L’arrivée de nouveaux acteurs, souvent insensibles aux cycles économiques traditionnels, insuffle une agilité toute neuve. Les sociétés de portefeuille à l’international réagissent quasi instantanément, ajustant leurs plans au fil de l’eau. Désormais, tout se joue sur des segments où la progression prime sur la taille. Cette mutation du secteur M&A impose un rythme inédit : désormais, c’est la rapidité et la capacité d’exécution qui tranchent dans la compétition.

Jeune analyste financière devant un bâtiment urbain

Vers une nouvelle ère pour les entreprises et les marchés financiers ?

Le marché des fusions acquisitions prend déjà un nouveau départ porté par la dynamique de l’après-crise. Les premiers mois de l’année laissent entrevoir un regain d’activité à l’international. En France, considérée comme un véritable moteur européen sur le sujet, le volume des opérations bondit selon les dernières données. Les plus grands groupes réexaminent l’ensemble de leurs actifs, pendant que les PME et sociétés en belle croissance tentent de saisir la fenêtre d’opportunité pour s’étendre ou renforcer leur modèle.

Quelques grandes tendances se distinguent :

  • Les opérations transfrontalières se multiplient, donnant une envergure internationale aux fusions-acquisitions.
  • L’attrait pour la croissance externe gagne encore du terrain, en particulier dans la technologie et les énergies bas carbone.
  • L’appétit grandissant des investisseurs et la concurrence sur les marchés porteurs tirent vers le haut le nombre de transactions.

La surveillance des dossiers devient plus intense. Les audits s’affinent, la phase de due diligence se densifie. Les cabinets conseil interviennent en amont, dès la détection d’une cible stratégique. Fonds d’investissement, industriels ou familles entrepreneuriales, tous visent les dossiers les plus prometteurs. Illustration concrète : dans la région Pays de la Loire, plusieurs alliances marquantes ont été signées depuis début janvier, reflet tangible d’un regain d’activité.

Le secteur des fusions acquisitions trouve une nouvelle vitesse. Les entreprises repensent leur jeu, les marchés financiers guettent chaque signe. La partie s’annonce plus imprévisible que jamais et nul ne veut rater la prochaine manœuvre surprise qui pourrait rebattre toutes les cartes.

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