Poser des congés, planifier la charge d’une équipe, calculer un taux journalier moyen : tout part du même chiffre. En 2026, l’année compte 252 jours ouvrés, soit les jours du lundi au vendredi une fois les jours fériés tombant en semaine retirés. Ce guide détaille le nombre de jours travaillés dans l’année 2026, les distinctions entre jours ouvrés, ouvrables et calendaires, et un point de vigilance sur le forfait-jours que la plupart des tableaux récapitulatifs ne mentionnent pas.
Forfait-jours 2026 : une validité juridique à vérifier avant de compter
Vous gérez des cadres au forfait-jours et vous partez du principe que leur année fait 218 jours travaillés ? Ce chiffre ne vaut que si la convention individuelle de forfait est juridiquement solide.
La Cour de cassation a durci sa position sur ce sujet entre 2024 et 2026. Un arrêt du 10 janvier 2024 a posé le principe suivant : si l’employeur manque à une seule des obligations de suivi prévues à l’article L.3121-65 du Code du travail (charge de travail raisonnable, suivi effectif, respect des repos), la convention de forfait-jours est nulle.
Plus récemment, les arrêts des 11 mars 2026 et 9 avril 2026 ont précisé que la convention doit fixer le nombre de jours travaillés de façon exacte. L’employeur doit aussi prouver un suivi régulier de la charge de travail. Sans cela, le salarié repasse au décompte en heures, avec un rappel d’heures supplémentaires à la clé.
Avant de raisonner en « 218 jours moins les repos », vérifiez que l’accord collectif de votre branche ou d’entreprise respecte ces exigences. Un forfait-jours mal encadré ne protège personne : ni l’employeur, ni le salarié.

Jours ouvrés, ouvrables, calendaires : trois décomptes pour des usages différents
Ces trois notions reviennent dans les bulletins de paie, les conventions collectives et le Code du travail. Elles ne sont pas interchangeables.
Jour ouvré en 2026
Un jour ouvré correspond à un jour normalement travaillé dans l’entreprise. Pour la majorité des salariés, ce sont les jours du lundi au vendredi, hors jours fériés chômés. L’année 2026 totalise 252 jours ouvrés.
Jour ouvrable en 2026
Un jour ouvrable inclut tous les jours de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés chômés. Le samedi est donc un jour ouvrable, même si l’entreprise ne travaille pas ce jour-là. En 2026, on compte 303 jours ouvrables.
Cette distinction a un impact direct sur le décompte des congés payés. Le Code du travail prévoit par défaut un calcul en jours ouvrables (30 jours ouvrables pour 5 semaines). Certaines conventions collectives optent pour un décompte en jours ouvrés (25 jours). Le résultat final est équivalent, mais une erreur de base de calcul peut générer un jour de congé en plus ou en moins.
Jour calendaire
Un jour calendaire, c’est chaque jour du calendrier sans exception : samedis, dimanches, fériés compris. L’année 2026 en compte 365. Cette notion sert surtout pour les délais légaux (préavis, périodes d’essai exprimées en jours calendaires).
Jours fériés 2026 : 9 tombent en semaine, 2 le week-end
La France compte 11 jours fériés légaux chaque année. En 2026, la répartition est plutôt favorable aux salariés : 9 jours fériés tombent du lundi au vendredi. Seuls deux sont « perdus » sur un week-end.
- L’Assomption (samedi 15 août) tombe un samedi, ce qui ne génère pas de jour chômé supplémentaire pour les salariés en semaine classique.
- La Toussaint (dimanche 1er novembre) tombe un dimanche. Sauf disposition conventionnelle contraire, elle n’ouvre pas droit à un jour de récupération.
- Mai 2026 concentre trois jours fériés en semaine (1er Mai, Ascension, lundi de Pentecôte), ce qui en fait le mois le plus court avec 17 jours ouvrés.
Pour la planification, les mois les plus longs en jours ouvrés sont mars, juin, juillet, septembre, octobre et décembre, chacun comptant 22 jours ouvrés.
Calcul du nombre de jours travaillés en 2026 : méthode pas à pas
Vous avez déjà remarqué que le chiffre « 252 jours ouvrés » ne correspond pas au nombre de jours réellement travaillés ? C’est normal : il reste à déduire les congés payés et, le cas échéant, les jours de repos (RTT ou repos forfait-jours).
Voici le raisonnement pour un salarié à temps plein en 35 heures :
| Étape | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Jours calendaires | – | 365 |
| Samedis et dimanches | 365 – 104 | 261 |
| Jours fériés en semaine | 261 – 9 | 252 jours ouvrés |
| Congés payés (25 jours ouvrés) | 252 – 25 | 227 jours travaillés |
Un salarié à 35 heures travaille donc 227 jours en 2026. Ce chiffre suppose cinq semaines de congés payés posées intégralement sur des jours ouvrés.
Cas du forfait-jours à 218 jours
Pour un cadre dont le forfait prévoit 218 jours travaillés, le calcul des jours de repos est simple : 252 jours ouvrés moins 25 jours de congés payés moins 218 jours de forfait, soit 9 jours de repos en 2026. Ce chiffre varie chaque année en fonction du nombre de jours fériés tombant en semaine.

Alsace-Moselle : deux jours fériés supplémentaires à intégrer
Les salariés des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle bénéficient de deux jours fériés locaux en plus des 11 nationaux : le Vendredi saint et la Saint-Étienne (26 décembre). Ce droit local est inscrit dans le Code du travail et s’applique à toutes les entreprises situées dans ces départements.
En 2026, ces deux jours tombent en semaine. Le nombre de jours ouvrés passe donc à 250, et un salarié à temps plein y travaille 225 jours après déduction des congés payés. Pour un forfait-jours de 218 jours, cela porte les jours de repos à 7 au lieu de 9.
Oublier ces deux jours fériés locaux dans un compteur d’absences ou un logiciel de paie est une erreur fréquente dans les entreprises multi-sites. La vérification prend trente secondes, le redressement en cas de contrôle beaucoup plus longtemps.

